Advise and Consent – Otto Preminger

1962 – Pendant que Franck Sinatra chante les temps orageux, le sénat s’affole – on est pote, on ne l’est pas vraiment, la morale est lâche mais il y a un code tacite de samouraï taiseux. Tous les hommes sont faillibles, et au tribunal d’Osiris, les âmes pesées affichent quelques grammes de plus que la plume de Maât. Le roman national doit survivre, chasser les sorcières est un passe-temps de grincheux.

Marcel et Bretelles Sont les mamelles du Destin!

Three days of the Condor – Sydney Pollack

1975 – OK Bob, t’es pas très second degré. Beau gosse, je te l’accorde. T’as d’la gueule dans ton caban au revers relevé. T’es pas très #metoo non plus, tu brutalises la jolie Faye, et hop! Trois notes de saxo graveleux, vous reprendrez bien un p’tit coup de Stockholm? Et v’là-t-y pas que ça se bécotte. Une HONTE! Nan, en vrai t’es cool bb.

J’aime regarder le sol en pensant à des trucs. Je peux faire semblant de regarder le sol en pensant à des trucs. Actors’ studio mon gars.

Le rayon vert – Eric Rohmer

1986 – Marie parle à ses amis, aux amis de ses amis. Marie traîne son spleen sur les routes de France, sa chiantise gentille. Marie est vegan parce qu’elle aime les animaux. Marie est seule parce qu’elle ne s’aime pas trop. Les gens parlent, tu reconnais ta famille et tes potes. Tout le monde est vrai, avec l’ennui des discussions de barbecue d’été. Paris est beau, Biarritz est … si beau.

Marie à la Plage